Garder le cap
Un simulateur anti-panique, de votre premier dépôt à votre dernier retrait. Accumuler sans paniquer, c’est la moitié du chemin. L’autre moitié : avoir un plan pour le jour où le krach tombe au début de la retraite.
vente de panique rachat
L’idée derrière la simulation
Sur un graphique de 25 ans, un krach ressemble à une petite marche d’escalier. En vrai, on le vit un jour à la fois, avec les nouvelles qui crient et un portefeuille qui fond. Et plus on a accumulé, plus ça fait mal : une baisse de 20 % sur 10 000 $, c’est 2 000 $. Sur 400 000 $, c’est 80 000 $. Le pourcentage est le même, mais pas le vertige.
Pendant qu’on accumule, un krach est presque une bonne nouvelle : chaque dépôt achète des parts en solde. Celui qui vend sous le coup de la peur rachète en général plus tard et plus cher.
À la retraite, c’est l’inverse. Pour payer l’épicerie pendant un krach, il faut vendre des parts au rabais, et elles ne seront plus là pour la remontée. Deux retraités avec le même rendement moyen peuvent finir très différemment selon le moment où tombent les mauvaises années : c’est le risque de séquence des rendements. On ne peut pas prédire le krach, mais on peut s’y préparer avant d’en avoir besoin, et éviter de paniquer au pire moment. Comparez les trois retraités, puis cochez « Le pire moment ».
Et si l’épargne ne suffit pas, il reste parfois un plan B : vendre la maison et retourner à loyer. Cochez l’option pour voir ce que ça change, loyer compris.
Le bouton « Vivre la simulation » fait défiler votre vie d’investisseur mois par mois, sans montrer la suite. Quand ça baisse, c’est vous qui décidez. Votre parcours s’ajoute en orange au graphique.
Comment c’est calculé
Le marché est simulé jour de bourse par jour de bourse (252 par année) : une croissance de fond, du hasard réglé par la volatilité et, selon votre choix, des krachs de −25 à −45 % étalés sur deux à neuf mois. La croissance de fond est ajustée pour que le rendement typique (médian) reste celui que vous avez choisi, et la volatilité totale aussi, krachs compris (le S&P 500 tourne autour de 15 à 16 %). Les obligations rapportent 3,5 % par année, avec peu de variations. Chaque numéro de marché donne toujours le même parcours : vous pouvez partager l’adresse de la page pour montrer un scénario précis.
Avant la retraite, les dépôts achètent des parts au prix du jour. Ensuite, chaque mois, on retire le montant choisi. Sans filet vend des parts, peu importe le prix. Coussin met 2 ans de retraits de côté (à 2 %) le jour de la retraite ; il vit dessus quand le marché est à −10 % ou pire, et le remplit quand le marché est revenu près de son sommet. Transition déplace graduellement son portefeuille vers 40 % d’obligations dans les 10 ans avant la retraite, puis rééquilibre chaque mois : il vend ce qui a monté et achète ce qui a baissé.
La maison (option) : à l’âge choisi, la maison est vendue à sa valeur du moment, moins 5 % de frais, et le produit s’ajoute aux placements de chacun selon sa stratégie. À partir de là, le loyer est puisé dans les placements chaque mois : avant la retraite, les dépôts continuent à côté ; après, il s’ajoute aux retraits. C’est une façon de libérer son plus gros actif si l’épargne ne suffit pas, mais c’est aussi un actif de moins pour la succession : la page compare les deux.
L’investisseur qui panique vend tout quand le marché tombe sous son sommet du pourcentage choisi, puis rachète quand le marché retrouve ce sommet. Entre les deux, son argent rapporte 2 %. Il retire lui aussi le même montant à la retraite.
Le calcul ne tient pas compte de l’impôt, de l’inflation, des frais de gestion ni des revenus garantis (RRQ, Sécurité de la vieillesse, rente). Un vrai marché ne suit aucune formule : les marchés simulés ne prédisent rien. Ils servent à ressentir les montagnes russes à l’avance et à réfléchir à son plan avant d’en avoir besoin.