Garder ou rembourser
Vos placements rapportent plus que votre hypothèque coûte… mais votre budget finit dans le rouge chaque mois ? Comparez deux stratégies, avec les mêmes revenus et les mêmes dépenses.
L’idée derrière la démo
On entend souvent : « Mes placements font 10 %, mon hypothèque coûte 5 %, donc c’est plus payant de rester investi. » Sur papier, c’est vrai. Mais ce calcul oublie une chose : si le salaire ne couvre pas les dépenses, le trou du mois est financé par quelque chose. Et ce quelque chose, c’est souvent une carte à 20 % ou une marge à 9 %, pas l’hypothèque à 5 %.
Le scénario « Le saut » rembourse l’hypothèque avec les placements. Le jour du saut, la valeur nette ne bouge pas d’un sou : on échange un actif contre une dette en moins. Ce qui change, c’est le mois suivant. Le paiement hypothécaire disparaît, et cet argent est réinvesti chaque mois. Les placements partent plus bas, puis se reconstruisent (onglet « Placements »).
Avoir beaucoup d’argent bien placé, c’est bien. Mais si le budget est dans le rouge chaque mois, il est peut-être temps de changer de stratégie.
Comment c’est calculé
La simulation avance mois par mois. Les placements croissent au rendement espéré. L’hypothèque est composée semestriellement, comme au Canada. Chaque mois, on calcule ce qui reste après les dépenses et le paiement hypothécaire. S’il reste de l’argent, il rembourse d’abord le crédit, puis il est placé. S’il en manque, il est comblé selon votre choix : carte (limite de 15 000 $), marge (limite de 50 000 $) ou retraits des placements. Une fois le crédit au plafond, on vend des placements chaque mois, comme dans la vraie vie. Avec les retraits, la carte prend le relais quand les placements sont vides. Si tout est vide et le crédit au plafond, le budget est intenable : les montants qui manquent s’accumulent comme impayés, sans intérêts, pour garder des chiffres lisibles. Quand l’hypothèque est finie, son paiement devient de l’argent libre.
Si les placements ne suffisent pas à tout rembourser, le saut rembourse ce qu’il peut et le paiement est recalculé sur l’amortissement restant.
Le calcul ne tient pas compte de l’impôt hors CELI, de l’inflation, des frais de gestion, ni d’une pénalité de remboursement anticipé (fréquente avec un terme fixe : vérifiez auprès de votre prêteur). Un rendement réel n’est jamais garanti ni régulier.